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Alain Bauer et le consortium de la peur

Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme
C’est propre a notre système capitaliste néolibérale consumériste qui n’accepte plus les alternative et face a l’abolition des  » idéologies » ( ellle existe, mais on été réduit comme une peau de chagrin, la réponse est le tout répressif.

« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l’humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .. »

Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin . Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d’entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite …Mais avec un prix très cher

Dans Globalia ( rassemblant différents pays ayant adhéré à l’idéologie capitaliste et consumériste, rassembler dans un unique super marché commun les individus se voient privés de toute veillité de réflexion, de la perte de leur âme ( d’anniler toute volonté de liberté collective : la perte des utopies) contre un minimum de sécurité financière ( remplacer par le plaisir individuel, le plaisir lié a la société de consommation) les individus se voient privés de toute veillité de réflexion, de la perte de leur âme ( d’anniler toute volonté de liberté collective : la perte des utopies) contre un minimum de sécurité financière

Dans Globalia de Jean Christophe Ruffin Globalia de Jean Christophe Ruffin
 
Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

 

L’insatisfaction du consommateur, les efforts sans cesse voués à l’échec « to keep up with the Jones », comme disent les Américains, créent des comportements stéréotypés et confortent l’ordre social en même temps que l’ordre marchand. Néanmoins les inégalités demeurent importantes entre la masse du peuple et ceux qui sont pourvus des emplois les plus rémunérateurs. La frustration qui en résulte risque d’avoir des effets destructeurs. C’est pourquoi la société a besoin d’une autre base que la consommation pour subsister : Ce sera la peur ! Aussi la propagande insiste-t-elle sans relâche sur trois dangers qui menacent les Globaliens : les risques écologiques, la paupérisation et le terrorisme. Les premiers sont illustrés par les gigantesques bulles de verre qui protègent toutes les régions civilisées de la planète ; la seconde par l’état des pauvres hères qui peuplent les zones de non-droit ; quant au troisième il est le ressort du roman : Si les attentats qui surgissent spontanément ne constituent pas une menace suffisamment crédible, rien n’empêche en effet d’inventer une conspiration plus convaincante !

 

Le terrorisme, spontané ou provoqué, justifie que les autorités chargées de la « Protection sociale » disposent d’un pouvoir absolu. Cette exception remarquable aux principes affichés de la société globalienne est théorisée ainsi dans le livre :

 

« Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d’abuser de leur liberté, c’est-à-dire d’empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C’EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c’est la liberté. La sécurité c’est la protection. La protection c’est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C’EST LA LIBERTÉ. » http://mondesfrancophones.com/espaces/p … phe-rufin/

Les marchands de peur. La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire

 

Du haut de la chaire qui lui a été créée sur mesure au Conservatoire national des arts et métiers par M. Nicolas Sarkozy, M. Alain Bauer entend promouvoir la « criminologie » en France. La conquête d’une position académique apparaît comme la dernière victoire de cet ancien consultant en sécurité urbaine, conseiller écouté d’élites politiques de droite comme de gauche et chéri des médias. L’ouvrage de Mathieu Rigouste permet de comprendre cette ascension apparemment irrésistible. Elle repose sur un système d’échanges, de dons et de contre-dons avec une série d’autres personnages que l’auteur regroupe sous le label de « bande à Bauer ».

 

Si l’on peut émettre quelques réserves sur le cadre général d’explication, ce livre n’en reste pas moins un passionnant voyage dans l’univers des « marchands de peur », pour qui la « sécurité globale » sert de substitut à l’anticommunisme de naguère. extrait monde diplomatique, un scénario Globalien, le scénario, entretien de JC Ruffin, autre sujets similaires  Xavier Niel, Les patrons orphelins de DSK, 10 mai 1981 – 15 mai 2011 , triste anniversaire

 

 

 

Alain Bauer et le consortium de la peur, 8 août ( extrait du livre :  » Alain Bauer, comme Yves Roucaute et de nombreux néoconservateurs, vient de la gauche libérale et anticommuniste … ») .

Notes, en savoir plus

 

[1] Philippe Plassart, « Alain Bauer, criminologue », Le Nouvel Économiste, 21 janvier 2010, p. 12.

[2] Bertrand Fraysse, « Passeur. Portrait d’Alain Bauer, homme de réseaux », Challenge, 29 novembre 2007. http://www.challenges.fr/magazine/e…

[3] Avec son ami Manuel Valls, ils seront mis en cause dans « l’affaire des détournements de fonds de la Mnef » dans les années 1990.

[4] « Il faut de la souplesse d’esprit et une appréhension tactique du terrain, celle par exemple qu’acquièrent les militants syndicaux ou politiques. Ceux-là appréhendent correctement le présent tout en ayant une conception idéologique suffisamment forte pour structurer leur action sur la durée. Une disposition d’esprit particulièrement adaptée au crime. Les chefs d’entreprise devraient faire plus de syndicalisme étudiant quand ils sont jeunes pour s’exercer à cette nécessaire réactivité. » Philippe Plassart, « Alain Bauer, criminologue », Le Nouvel Économiste, 21 janvier 2010, p. 12.

[5] Gaël Tchakaloff, « Alain Bauer, propos en tablier », Le Nouvel Économiste. http://www.nouveleconomiste.fr/Port…

[6] « Entre 1981 et 1986, je participais à l’organisation de la résistance contre les manœuvres destinées à détruire ce que représentait Michel Rocard. Nous avions des cartes d’accès et des responsabilités relatives et imprécises, qui permettaient de faire cela, comme dans tout cabinet ministériel qui se respecte. » Gaël Tchakaloff, « Alain Bauer, Propos en tablier », op. cit.

[7] James Steele et Donald Barlett, « Washington’s $8 Billion Shadow », Vanity Fair, octobre 2009.

[8] Noël Blandin, « Qui est Alain Bauer ? », La République des Lettres, 10 février 2009.

[9] On trouve d’ailleurs à la tête du SCTIP, l’ami et collaborateur d’Alain Bauer, Émile Perez, avec lequel il publiera plusieurs ouvrages sur la police et les méthodes nord-américaines.

[10] Gaël Tchakaloff, « Alain Bauer, propos en tablier », op. cit.

[11] Fort de son succès, Alain Bauer se fait nommer à la commission départementale des systèmes de vidéosurveillance de la préfecture du Nord en 1997.

[12] Laurent Bonelli, « Quand les consultants se saisissent de la sécurité urbaine », Savoir/Agir, n° 9, septembre 2009, p. 17-28.

[13] Laurent Bonelli, « Le cheval de M. Sarkozy », Le Monde diplomatique, février 2009. Portail de l’intelligence économique : http://www.portail-ie.fr/details/ab…

20] Alain Bauer, Michel Rocard, « Pour un conseil de sécurité nationale », Revue Défense nationale, n° 10, octobre 2007.

[21] Alain Bauer (dir.), Déceler-étudier-former : une voie nouvelle pour la recherche stratégique. Rapport au président de la République et au Premier ministre, Cahiers de la sécurité, 2008.

[22] L’entreprise de publicité du vieil ami d’Alain Bauer, Christian Fouks.

[23] « Le gouvernement taille une chair sur mesure à Alain Bauer », texte d’enseignants du Cnam. http://www.rue89.com/2009/01/25/le-…

tAgs : Criminalité, Éducation, Idéologie, Immigrés, Sécurité, Jeunes, Personnalités, Police, Répression, Banlieue, France

 

 Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme

 
TRANSPORTS
Sabotage à la SNCF : huit interpellations dans l’ultra-gauche

11.11.2008, 08h04 | Mise à jour : 08h12

 

Huit personnes «appartenant à l’ultra-gauche, mouvance anarcho-
autonome», ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête sur «les actes
de sabotage commis contre des caténaires SNCF ces derniers jours», a
annoncé mardi matin la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

«Cette opération réussie, conduite en plusieurs points du territoire,
a été rendue possible grâce au travail de renseignement effectué
depuis des mois sur cette mouvance par la Direction Centrale du
Renseignement Intérieur (DCRI), et aux investigations conduites sur
ce groupe par la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT)», souligne Mme
Alliot-Marie.

 

La ministre «adresse ses plus vives félicitations aux services de
police et de gendarmerie dont la diligence a permis l’identification
et l’interpellation de huit personnes appartenant à l’ultra-gauche,
mouvance anarcho-autonome, en lien avec les sabotages commis contre
les caténaires SNCF ces derniers jours», dans un communiqué transmis
à l’AFP.
 
Quand le juge de Tarnac interloque PATRICIA TOURANCHEAU

Selon nos informations, Thierry Fragnoli fait l’objet d’une requête en récusation après un invraisemblable mail à des journalistes.

Les frasques du juge antiterroriste Thierry Fragnoli, qui instruit à la hussarde le dossier dit de Tarnac, vont-elles entraîner son dessaisissement ? Libération a appris que les avocats de Julien Coupat, mis en examen pour «organisation d’une association de malfaiteurs terroristes», déposent aujourd’hui une «requête en récusation», auprès du premier président de la cour d’appel de Paris, contre Thierry Fragnoli. Des «propos subjectifs» qu’il a tenus à des journalistes trahiraient un «parti pris…

(…)
 
En France, l’affaire de Tarnac s’enlise de plus en plus

 Tarnac, l’arnaque 6 avril, Arnaud Viviant
Tarnac : quand la répression s’appelle anti-terrorisme



14/04/2012
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